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30 mai 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (89) - Escargot noir

 

escargot noir

Texture sans température 

C’est rude malgré les certitudes.

T’as raison Léon, t’as bien le diapason au droit de ton nombril.

 

Et ça te congratule dans les moindres recoins de la pâture

Glauque parmi les vomissants , tu retiens ton ingratitude 

Parmi les plus filandreux, tu te contenteras d'être encore fébrile

 

D’avoir à manger ta propre indisposition sans fioriture

Tu resteras pourtant le rameur parmi la foule en béatitude

Tu manqueras toujours par d’air chez le délébile.

 

Pourtant le casier à ficelles se prend dans les nœuds dégarnis

D’un sac d’arêtes pour seul amarrage

Dans ce port qui n’a d’gras que dans son eau.

 

La grande voile à la démesure dégonflée

Prise au vent comme une chimère sur ses vers

S’accroche à son mât en mal de vergue

 

Le quai est l’asile des coquilles sans arraisonnement

Barque placide à la coupe d’un bassin huileux

Trop peu draguée à la basse marée.

 

Non rien n’est acquis et qui saura à qui tout cela sert

T’auras bien un dernier coup de collier avant le trépas. 

Disait l’épluchure de la pomme devant une pâte feuilletée.

 

Ça manquait de glaçon dans la blanquette.

Trop sec le médusé de l’étage

Léon, t’es con ça sent le futile.

 

Faut passer la main et garder le serein pour la causette.

 

Lao Ya Dureuz – embuées d’un soleil enroué

 

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23 mai 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (88) - Thothor, le castor

Thothor, le castor

C’était le temps du glissement dans le flot humide d’une coulée laodesque. 

Afin d’éveiller les sens dégagés par cette contribution exagérée de la molette à licorne, Lao décida, pris entre les filaments d’une même vie et de sa réciproque, l’aménagement d’une rigole.

Faute d’en rire, les ornières, ainsi tapissées, devaient être à la mesure d’une trace spongieuse du troupeau mal dégrossi de fin de saison. Mais pas d’apitoiement chez l’accablé, car y’aura toujours Mauricette la grande dégondée de la lourde béante pour tarir le coulis - à ce stade du propos ayons une pensée toute légumière pour not’égérie trop peu quantifiée dans le bourbier béant d’un monde fatidique pour se l’endiguer sévère. 

Mais, saintes fritures, pour l’instant, not’Lao à l’extase mousseuse d’un cor de pied scrutait vaguement les prémices de sa rigole à eau. 

Béatitude disposition d’une santé saine car jamais complexe dans la démesure, Lao Ya Dureuz s’élimait les neurones à la vue d’un rien filandreux. Posé dans sa corporelle acceptation d’immensité, pourvoyeur simpliste des plaintes gesticulations d’une masse aseptisé par la morbide lactose de bouches à merde, Lao avait l’espérance de voir couler l’humide coulure au creux ce prophétique conduit. 

Régulièrement, à la discrétion d’une feuille verdâtre passible d’oscillements fluides, Lao sentait sa pupille scintillante et rutilante telle la sauterelle dans le clair-obscur d’une mâchouillante taupinette. Fallait voir le tableau, mes p’tites étincelles à gorgonzola, dans ces temps jadis, c’était pas donné à toutes les mandibules bipédiques d’assister à appareil en corde dégarni du chapeau.

Lao considérait sa rigole telle la filante toile d’une belle journée malgré les gesticulations à bulles produites par le cataclysme orgasmique issu d’une lampée hors d’âge. Mais Lao, vaste penseur en bande uni drapé dans sa modeste vision sphérique aux essieux déjantés, n’avait que faire de ses larmoyants, de ces sirupeux bouchons à chimère existence. Trop occupé à tasser leur compost éphémère et déshydraté, la conspiration des chouineurs vertébrés ne se lassaient pas de leur étalement  autocentré. Dans l’inventaire de son étonnement du moment, le Grand Sachant identifia un vice constitutif d’un glissement mal-attentionné dans le conduit propre à définir sa rigole. Pour ainsi dire dans le néant du front de la mère de Mauricette, y’avait bourrage possible.

C’est que not’Lao avait charpenté son édifice dans l’origine de ses débuts à la Contrée, et la dureté du temps façon rémouleuse des fins fonds avait entaillée le dispositif. 

Fort de cette méditative génuflexion, il alla questionner son fidèle Maître Dee Drouz, toujours plus affuté qu’une aromate végétative. L’exposé fut bref dans le concis d’un rocailleux, point de palabre sirupeux entre ces deux-là. Maître Dee Drouz, au fait des démesures et méditatifs ouvrages de son immensité, le Grand Sachant, trouva, avec l’éclair d’un nappage aux deux cacao - attention faut bien mélanger sinon ça fait grumeaux dans le chou et désagréments dans le cluster à injecteur - il trouva la solution, bien sûr, petite targette des temps modernes. Il alla d’un pas vif et alerte comme la harissa sur un champs de pois chiche, dénicher le facétieux des rigoles, l’architecte des brassées, le tranchant des bois chétifs, l’escalator, l’impérator des zones humides, Thothor le castor, la démoniaque petite touffe de poils hydrofugés. Toujours disponible, bien au sec en son terrier, Thothor le castor se décalait une petite brassée de jeunes pousses de peupliers dans le cisaillement d’un éternuement, c’est terrible l’humidité ambiante. D’un bref mugissement de derrière la tanière, il comprit la moulineuse extinction déclamée par Maître Dee Drouz.

Sautant prestement sur sa béquille écaillée pour se donner l’élan d’une plaintive circonvolution vers son modeste cours d’eau, il reprit ses ondulantes variations corporelles. Telle la torpille piquant droit sur un invincible cuirassé, il rejoignit Lao Ya Dureuz toujours en jachère sur sa berge.

Thothor gagnait la rive de démangeaison et après avoir susurré entre ses incisives l’incantation de la boissellerie (vieille tradition de chez les tasseaux), entreprit les mesures nécessaires au fendage « in tronc » des quelques peupliers permettant la bonne rigolade du mouvements des eaux de devant son immensité. Fallait pas se brouiller les osselets et prendre le temps du façonnage. Ça cisaillait sec dans la clairière de son immensité, fallait pas y laisser ces mandibules car c’était rétrécissement assuré sur la frange frontal. En quelques coupées bien expansives sur le dessus et biaisées sur le dessous,   Thothor arriva à reprendre le phénoménal édifice rigolien de son immensité. Un brin désuet dans le propos, il ne fit aucun commentaire sur le concept. Ainsi, Lao Ya Dureuz retrouva en quelques cuillérées à la découpeuse intégrée, le fin ruissèlement d’une goutte de nez en sustentation. Ça glapissait dans les herbacées humides des gorges de nouveau léchées par cette onde en flux continu. Lao Ya Dureuz revint à ses méditatifs songes bercé par cette musique de l’autrefois. 

Quant à Thothor, le castor, l’égoïne de l’histoire, d’une modeste inclinaison, il repartit dans sa tanière se gaver de mouillettes à la tige bien fraîche. 

C’était juste une p’tite rigole… Ken Tuch’ les baigneuses.

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16 mai 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (87) - Le rêve de Skargot

La coquille dépouillée de sa petite brume 

D’un matin serein, l’escargot tout beau 

Gastéropode  omnipotent, lorgnait au loin

Sur la tiédeur humide d’un espace vert.

 

Ça décoince le pied d’avoir une telle foulée 

Mais, l’escargot, deux coulures plus tard

Se régalait toujours ses joyeuses mandibules

A la vue de cette brassée de grasses tiges.

 

L’escargot au coin de sa coquille

Prenait le temps d’admirer les détours 

De ses vaines explorations

Sur les bords de son bac défleuri.

 

Belle ration quotidienne à l’étage 

Ce balcon bien haut donnait de l’horizon 

Car il faut se résoudre à maintenir

Le rythme des jours qui passent.

 

Bien à l’abri des volatiles criards

L’escargot tout juste blotti dans sa coquille 

Modeste ripailleur, refaisait son monde

En se demandant la raison de tant de silence.

 

Vacarme incessant d’une nature retrouvée 

A quand la clémence d’une goutte de bruit

Dans ses méandres d’ellipse calcaire 

Qui donnerait de la résonance à sa raison.

 

L’escargot rêvait d’un pot de fleurs florissant

D’une ombrelle galactique sur plots amusés

Du genre d’un sourire dans un coin de feutrine

A l’abri des austères pincées sédimentaires.

 

Un sourire comme une fève gagnée 

Comme un soupir dans le creux d’un cornet 

Les bulles fourmillaient dans ses neurones

Un dernier sourire pour la rampe finale.

 

Lao Ya Dureuz – Licorne en 3ème fractions nébuleuses

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15 mai 2020

un rêveur...!!!

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Un escargot sur un balcon

quelques soupirs venteux

le printemps prend ses aises.

 

Quel est donc le rêve de l'escargot?

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09 mai 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (86) - une fenaison en pleine lune

Une fenaison en pleine lune

Le soleil avait pris ses quartiers dans le molleton capiteux d’une autre dimension laissant la lune s’accaparer les effluves sablonneux des ronfleurs impétueux. Que la Contrée de son immensité, le Grand Sachant, était paisible !

Paisible, oui mais diablement éclairée par une pleine lune qui voulait se la jouer grand astre version boulette à facettes, comme disait Mauricette la glorieuse arpenteuse des planes surfaces. On y voyait comme si le mollusque du coin avait tiré la ficelle de l’interrupteur et s’extasiait devant le frétillement d’une lampe à dessouder son prochain.

Malgré cette luminance soirée et l’approche d’une nuitée salvatrice pour les braves de la Contrée et y’en avait, n’en déplaises aux blaireaux des ornières avachis sur leur banc tel des Playmobil devant un parterre de majorettes – donc malgré cette ambiance , not’Lao avait la déglutition en perdition. En fait, comme une petite faim le taraudait, ça gazait dans le vide et ça c’est pas bon chez le Lao. Donc, le dispositif de survie laodesque, la seule échappée possible si t’avais les jambes parce que fallait pas compter sur le peloton, c’était de retrouver la douceur suave des mets d’une fée des agapes culinaires, la délicate orfèvre LI CHOU ZE des Contrées.

L’œil jadis en flétrissement nocturne reprenait vigueur et volupté à la projection en haute définition d’une tablée bien ordonnée aux confins des terres de la Contrée. Tablée fièrement recouverte d’une enfilade de plats tout aussi colorés qu’enivrants. Chaque narine en avait pour ses mucus et l’encyclopédie olfactives des plus grands nez n’avait pas atteint l’exhaustivité des fumets tout droit sortis de la cuisine de LI CHOU ZE. C’est dire qu’en cette nuit éclairée, Lao Ya Dureuz ne prit pas la peine de contempler  ses lamentations et se dirigea au plus vite chez son amie pour une veillée gustative. En quelques claquements de talons, il se fut rendu et déjà attablé prêt à engloutir toute préparation gastronomique à portée de mains et de bouche. 

« Coucou, le méditatif ! » disposa LI CHOU ZE dans l’oreille laodesque.

« Mandoline des hautes officines, je viens te saluer et goûter en cette nuit blanche à quelques grignotages dont tu as la discrétion » souffla son immensité.

C’est qu’il fallait pas la pousser trop fort la supérette de la gastronomie, elle en avait dans la brouette. D’un clignement d’huitres mal fécondées, elle se replia dans sa cuisine pour préparer sa spéciale « fenaison des ripailles en nuisette ». Elle tenait cette préparation d’exception coulissante à souhait dans le gosier, d’une vénérable trafiquante d’herbacées, la Marguerite de son petit nom, une grande dame de la passoire et de la poche à douille. 

Il fallait s’enquérir de quelques aliments dont la consistance devait garder la floraison des grands espaces. Dans un désordre à l’allégeance sympathique, il fallait rassembler : un souffle rauque d’aigrettes, une pincée d’alvéoles robustes de feuilles fruitées, deux bottes de tiges globulaires issues de plantes non modifiées par le bourdonnement d’un bourdon et la macédoine d’une grande timbale d’allégories salées. Et voilà, rien de plus tactile qu’une bonne brassée d’ingrédients aux airs d’arc-en-ciel. Il y avait là une grande dispersion de substrats choisis grâce à la main experte du cueilleur hirsute des plaines de la Contrée. Tout résidait dans la liaison fugitive d’une moisson comme disait la Marguerite.

Avec tout cela et quelques compléments et d’ajustements épicés, il fallait se lancer dans l’agencement de cette fenaison en quatre actes toute en liberté inspirante. Pour cela reprenons le Grand Livre de la Marguerite…

Tout cela commence dans la captation du tout dans un ordre déterminé - mais là n’est pas le plus important, l’oblique de la recette réside dans le lustrage de sa ligature et y’a rien à y comprendre – donc ce tout, il est nécessaire de le dépecer, le couper, le hacher dans le sens longitudinal d’El la Plancha. A la vue de ces circonstances fortuites résultantes d’un fort amincissement , le tout devra ensuite être rassembler dans un plat concave assorti d’un bonnet tout aussi convexe et c’est le temps de la cuisson, sorte de séchage non consentie par le plus grand nombre.

Le temps de la cuisson est variable et il n’y a pas de texte précisant cette donnée, donc on fait ça à l’œil et c’est pas beaucoup en somme, même faut pas s’égarer. 

Avec l’expérience de la virtuosité gastronomique des plus grands, on entend bien vite le souffle rauque de l’aigrette s’éparpiller et là, petites guimauves, il faut déclencher la nouvelle étape.

Elle consiste à retirer le récipient à l’enthousiasme torride et à commencer à regrouper  les différentes composantes en file d’attente. Chacun doit avoir sa place dans l’ordre de l’avant et de l’après. Gardons le rythme d’une belle séquence pour finaliser cette fenaison. Elle sera l’assurance d’une ripaille gustative. Enfin, la botteleuse à filaments est nécessaire pour agencer au mieux le dispositif sur l’assiette du convive. 

Pour la décoration en nuisette, LI CHOU ZE avait sa préférence. Son jardin intérieur lui donnait la perspective d’une belle cueillette d’ailette de jonquille issu d’un songe d’une nuit d’été. 

A peine la fenaison versée sur l’assiette, LI CHOU ZE se tenait aux côtés de Lao Ya Dureuz pour lui présenter ce met éclairci. 

Le bleu d’un horizon lointain entourait son immensité qui n’avait plus d’onde dans le corpus.

« Trop bon » arriva à susurrer not’Lao tout en suée après la première bouchée, tout juste déglutie. 

Puis, une bonne lampée après l’autre le tapissait d’une joie intérieure alors que la lune n’avait pas encore fini de prospecter les méandres de cette nuit. Il fallait encore du temps, cela ne pouvait pas se terminer ainsi, glapissait Lao Ya Dureuz. Petit moment de déconcertante pamoison pour son immensité, mais que pouvait-il faire face à ces délicieux arômes qui emplissaient toute sa modeste chère. Son immensité se délectait, s’abreuvait sans limite de ses offrandes gustatives.

Après cette fenaison, discrète sensation d’une nuit de pleine lune, LI CHOU ZE le laissa partir sur les chemins de la Contrée pour regagner son domaine. Il avait l’espoir de la retrouver bientôt peut-être pour cette si délicieuse préparation de coulis de chocolat aux lamentations onctueuses d’un soupir affectueux.

Ainsi,  le Grand Sachant, sur le chemin du retour, avait cette petite musique sortie des hauts fonds, la pleine gratifiante sensation d’un embrun sucré et salé, laissant sur la bordure les méandres du quotidien. Il ne fallait pas chercher ce soir la caducée comme lanterne sur le chemin du retour, la lune avait pris le parti de rester allumé…. Ken Tuch’ les trainards

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08 mai 2020

Respiration

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Il pleut 

L'escargot tout heureux 

Fait le tour de sa coquille. 

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02 mai 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (85) - Les ténèbres obscurs

Les ténèbres obscurs

Les apports,  pas seulement de pêche, mais épiques aussi,  de sa grandeur,  son immensité des artifices en fistules de brillantine, donnaient du molletonneux aux plus glauques des rébarbatifs aux comptoirs amorphes enkysté à la tomette de seconde zone. Rien de bien joyeux sur le macadam des nénuphars à targette à l’horizon dépliée par un excès d’inspiration aux bouches à merde.

Le bitume n'avait rien d'un botox d'emplumés, ça sentait le glas des tourbières.

Sans litière à suspension,  Lao éprouvait pourtant la sensation du terreux mou en phase de déglutition. Ça broyait le charbon dans le veineux pour tamiser la récolte d’un jus chaud comme la liquette de la mère Mauricette au soir de sa lipo.

Des questionnements effleuraient la passive méditation de sa grandeur. La mogette en bavait sur le lardon pour sortir un résidu de cette cohérence effrénée comme la manucure d’une douce décérébrée blondinette en goguette de principalité. La couronne taclait le ouaté et ça piquait aux naseaux. 

La grande interrogation était de savoir comment Lao Ya Dureuz, tout à sa magnificence, avait de nouveau cogité un tel bouillonnement face à d’incultes consternants, blafards des zones urbanisées. C’est que le climat semblait à la déconfiture, il avait du mal à calibrer sa lévitation post vominatoire ; et crénom de suppôts, le notoire c’est pas du raie de pets. 

Lao Ya Dureuz était légèrement en asphyxie du raisonnable face à la problématique d’une vaine tentative de récupération de sbires dénués de boules à raison. Mais en faut-il toujours pour avoir cette petite odeur de sapin si craquante au créma. 

Il avait la tête dans le cerceau et pourtant gardait la frondaison en mode décongestionné, c’est qu’il faut du doigté dans le management des laborieux. 

« Je crève donc je composte » vague léthargique d’une mauvaise faim mal réceptionnée un soir sur un bitumeux gazon mal dégrossi aux chimères. Et attention, pas d’interprétation d’écossage à vif, c’est pas môman  qui va lâcher les brides des élastiques, car on savait éparpiller l’appât. La soirée se languissait de ces liquides ingurgités en paillette d’extase. Y’avait du festif, de la goguette en poils de réfractaire. Ça briquait fort au tréfonds de la tour à quiche, et pourtant on cherchait toujours la flammèche qui allait déclencher l’étincelle. Ça tardait, faut dire que la clochette à deux tons se donnait au mal du Do, ah la clochette fallait toujours qu’elle cherche son grelot. 

Le bitumeux des obscurs reprenait le vent et s’anéantissait dans le craquant des macadams, y’avait des soirées où le trio du bipède manquait, fallait se contenter d’un lustre pour garantir la stabilité. Et y’avait pas Mauricette sur la tubulure, car elle était chez tata Vévette l’enracinée du dolmen. 

Lao Ya Dureuz évoquait, à la démesure de sa prestance baveuse, toutes les pénibilités nocturnes boursoufflées à la mauvaise grappe. L’énoncé graveleux d’un bon bi-couche était la quintessence pétrolifère des crépuscules, le noyau dans la cerise d’une griotte assoiffée. Ça perlait l’interdit des sens à panneaux disjonctés par l’abus, et fallait choisir car le champs bitumeux exigeait la chute experte  du tas d’os sur profil abrasif. Tout ça pour vomir sur liquette ténébreuse et obscure, et y’aura ensuite les bienfaits d’une aurore cadavérique en molletonné. Lao Ya Dureuz, l’immensité des sornettes, s’en mettait une dernière dans le gosier, une bonne mise en bière. Ken Tuch’ petits panaris sous sachet fraîcheur. 

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25 avril 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (84) - Le Confi de Lao

Le Confi de Lao

Y’avait eu l’avant, qu’on lorgnait dans le rétroviseur de la Panhard bien calé en fond de blanquette. Et puis, y’aurait l’après, pour les plus chanceux. Mais maintenant, c’est le pendant, ce dernier grondement pour réguler les stries filandreuses du matin grisâtre. Chez not’Lao, c’était le début d’un long périple intérieur tel le saumon remontant son courant parsemé des déblais d’une concentration d’hominidés. 

Selon des sources toutes aussi sûres qu’une reniflée d’opossum à l’éternuement confus, il fallait se contenir à ses métrés originels car la nature, ou ce qu’il en restait, avait décidé de se venger, enfin ! Diantre, petits peintres en bâtiments obscurs aux façades dégarnies, voilà bien une émanation singulière dans vos espaces focales. Lao Ya Dureuz, son immensité des plaines abrasives pour petits pédoncules bipédiques, décida de poursuivre son cheminement méditatif entouré de ses habituels compagnons dans son fief sur les hauteurs de la Contrée hospitalière. 

Gardons à l’esprit, chose pittoresque pour un grand nombre, que Lao n’est que l’expression d’un sentiment qui traverse l’autre et essaye de le rendre meilleur, sorte de révélateur à particules décalées et positives pour comparses échoués dans un espace temporel inconnu. Devant lui, à cet instant, la longue plaine étendait ses plis d’émeraudes.  La nature voulait lui offrir encore une fois ces paysages dont l’agencement n’était que le résultat d’une lente maturation au gré du bon vouloir d’un ramassis en mauvaises veines. 

Mais la Contrée hospitalière du Grand Sachant était préservée des errements d’aménageurs décérébrés. Aujourd’hui encore, seul, Lao observait les vallons en pleine éclosion printanière. Le rituel de l’observation était partie prenante de l’existence de Lao Ya Dureuz. Il n’existait pas chez son immensité de sombres inquiétudes ou de sources obscurs d’un fonds  de grottes inexploré. Rien de tout cela. La période vécu de l’isolement était le juste retour des choses après de si longues lamentations. Lao Ya Dureuz concevait cette rupture organique comme la vaine épluchure d’un oignon face à la folle chaleur huileuse d’une chimère fricassée. 

Le Grand Sachant, reclus dans son domaine champêtre, écoulait ses journées à la langueur des aiguilles d’une horloge qui aurait décidé de prendre son temps. La principale activité notoire de son immensité était sa décoction syllabique dans sa bibliothèque exclusive. A l’abri de toutes plaintes macroscopiques à têtes hirsutes, patentés réceptacles à l’hystérie collective, Lao reprenait le sens de sa démesure dans la lecture d’opuscules primitifs issus de ses vagabondages et de ceux de ses anciens. Il y avait là de quoi garder intact sa foi en l’autre et réciproquement, même si cela pouvait bafouiller dans la chapelure de certains, vu la capacité à s’autodissolution des bipédiques. 

Gardons l’instantané de cette belle image jaunie d’un Lao Ya Dureuz dans la quiétude d’une balade virtuelle au gré des pages d’un carnet tout aussi écorné que la Mauricette sur son balcon, désabusée par les vols névrotiques de goélands rieurs. Il y avait, céans sur le vif, une sorte de message de la sainte renonciation d’un monde qui avait voulu se la maquiller dans le sens du relief, mais y’avait goujons dans le filet. L’hirondelle s’était pourtant donné la peine d’aviser le commun : y’aurait tourments dans le Printemps qui prendrait ses aises pour se faire la malle. Les vicissitudes passagères des saisons allèrent prendre l’ampleur d’un vide-bulbes.

Mais qu’importe tout cela car tout recommencerait,  c’est la valse sans temps ni gousset qui reprendrait avec la démesure d’un mauvais hoquet et d’un clic, il se fera reset, le bipédique. Déjà certains ont commencé leur nécrologique lavement, essorage à neurones en décrétant que l’éblouissant individu hominidé était au-dessus de tout cela. C’est « cela » qui s’empresserait de les mettre bien au fond des fosses. 

Toute à sa méditante réflexion, Lao Ya Dureuz regardait son jardin aux lueurs d’une brume matinale non saturée. Paisible petit lopin terreux, carré verdoyant dans lequel les fleurs se livraient à une rude compétition colorée, et chaque petit hôte du jardin poursuivait sa destinée, peinard comme les bourgeons en pleine lune. Son immensité profitait, lui, de ces instants sans l’amertume d’une mauvaise mousse, il n’avait pas d’illusion sur le reflux des alluvions en période de grande marée. 

Lao Ya Dureuz, après sa divagation livresque du petit matin aux senteurs de perles de rosé et « faut pas lésiner sur le degré de pépins dans le raisin » comme disait La Sœurette, avait repris son élan dans le sens de la longueur pour parcourir les couloirs de son domaine.

Résultat de sa trottinade en coin de plinthe nonchalante, il s’émut dans son confit toute à l’huile, modeste terminal à neutrons pour impatient de la languette à plomb. Tout cela pour dire que Lao s’était exfiltré, au creux de cet isolement, dans ses errements passés, petits ergots passagers, et il retrouva dans le plus simple appareil une série de bocaux. Et ils étaient beaux ces illustres bocaux, petits tonneaux à constellation. De la simple observation de ces contenants translucides, son immensité reprenait espoir dans une terre qui savait tant. 

Toutefois l’épineux mur devant lequel se trouvait un grand nombre de bipédiques adeptes de la morveuse décontrition au n’importe quoi, donnait à son immensité l’occasion d’une nouvelle descente dans les méandres d’un subconscient tout juste libéré du joli ruban fécond. C’était si apaisant ces doux instants quand t’as le duvet du Lapinou dans le sens de la carpette, et c’était sans compter Mauricette qui se faisait des tresses. Le confi de Lao, vaste champs d’opercules mal dégrossis, était une passade  qui enflammerait les bétonnières à savoir sur de longues trainées. 

Rien ne serait comme avant, encore que si tu savais ce qu’il y avait avant, t’aurais pu te dire qu’après, valait mieux se la jouer moins néfaste. Mais bon, t’avais par le replay fixé aux socquettes. Lao Ya Dureuz, lui, sentait que la naphtaline prenait le bon sillon, y’aurait des mauvais songes à tenter une reculade. Dans le croisillon d’un souffle d’absurdité, son immensité se disait qu’un confit en valait, des fois, plus de deux. Pour clore ce prélude naissant, Lao Ya Dureuz s’empressa d’engober une cuillérée de pastilles d’essence de tangerine pour parfaire sa flânerie matinale. 

Maître Dee Drouz, entassé au creux de ses nattes, n’en demandait pas plus pour revenir en scène et proposer à son immensité le programme de la journée  au plus fort d’un doux confit. La lune avait enfin décidé de clore sa mire pour laisser se quereller l’astre dispendieux avec quelques nimbus revendicatifs. Le temps était devenu fragile malgré la lenteur du jour, Lao Ya Dureuz reprit une louchée de rosé éparpillé sur les nervures rupestres d’une floraison naissante et continua de penser que toute coulure méritait sa croûte. Ken Tuch’ les canetons.

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18 avril 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (83) - Exclamations du doute

Exclamations du doute

C’est cru comme la première moitié d’une lombaire, se disait le carnivore ombilicale du coin, l’assoiffé de la première heure. Dans les conditions symptomatiques du moment, faudrait pas se déminer une rotule en mode deviseuse à bas prix, car la priorité des lingettes à moignons c’est le recyclage du bouillon. Et faut y veiller sinon t’as le desséché dans le pochon qui prend l’eau, comme disait la grande Titine des abyssales soupières. 

Faut voir les raisonnables se faire enfiler la tentacule devant la désosseuse du quartier pour se rendre compte de l’appauvrissement des lampions en pleine lune. Mais bon y paraît que c’est la saison. N’empêche, se disait le désincarné de l’étagère à prospérité, faut quand même retrouver du bien-fondé dans le quignon avant de s’asperger les neurones. 

On était un jour où tout resplendissait dans les chaumières, c’est bien simple y’avait la luminosité dans les pourtours de la noirceur de son prochain. C’est une image, les pôv’crevettes, faut pas se gausser les méninges pour si peu. 

Un jour viendra où le blaireau du coin aura fini sa lipo dans le mucus de l’invertébré du 8ème et là faudra se caler les cils dans le vestibule parce que les étincelles auront un goût de noisettes. C’est la croustade des grands soirs, le genre des alpages que les plus anciens ont connus quand la remonte mécanique prenait le fessier pour un mange-disque. 

Encore du grand n’importe-quoi ! Mais faut voir que le taux d’acceptation du plus grand nombre n’a pas encore atteint l’apogée du seuil d’acceptabilité, c’est dire la marge des bouches à merdre en temps de petit vent. Y’en a qui ont encore le gosier ouvert à attendre leur pitance avec les molaires dans le bas-fonds de l’apothéose du morbide. 

Séance tenante, comme disait Mauricette toujours au plus proche de son voisinage, les parenthèses de l’absorption neuronale reprirent le goût d’une fin de glotte quand y’a plus que la plaque qui se joue la grande scène de l’agonie. Rien ne va plus, les terreux sont défaits et les osselets se la jouent séparatistes devant la dernière gorgée de litière. Stop aux aguets, finis les caissons en mode fondation des grands espaces, faut reprendre un esprit avant qu’il redevienne fluide, dans le genre d’une vaporeuse émancipation d’une mauvaise molaire après une tranche de colosse des grands espaces. Sinon quoi ? sinon y’aura rien qu’une petite sédimentation dans le fonds de jus, et après… Et après, t’as la bonne question, mou du gland. C’est son immensité, le top de l’incruste dans le bien-fondé qui va te dépareiller dans le corpus. 

Un jour, il aura le mollet fumant à force d’arpenter les longères des hautes berges de la contrées. On aurait dit qu’il voulait sédimenter la culminante névrose des empaquetés du coin. Y’avait même certains qui se déclamaient en fécondes et larmoyantes dépenses pour exprimer des tas de fadaises sur le Grand Sachant. Mais non, petits asticots, faut pas se mettre dans le courant d’air de l’exaltante vibration d’une paisible sensation. Même not’ Mauricette, l’excavatrice des cavités détrouées, resplendissait aux fines lueurs d’une soirée champêtre à collationner les dires d’un Lao Ya Dureuz toujours prospère dans l’incontinent d’une joute verbale. C’est pas croyable, le quidam bavait dans sa jaquette, ruminait dans sa suffisance et not’Lao dégageait du débonnaire comme la liqueur d’une fine émulsion mielleuse et rampante. Alors, irraisonnables de la profonde nuitée, désosseurs des morbides pulsions reptiliennes, fallait pas vous serrer les cotillons dans le corset et gicler plus haut que vot’ lombaire. Y’aura rien qui poussera dans l’ingratitude de vos molles carcasses bienfaitrices. 

Et c’est pas Lao Ya Dureuz qui dirait le contraire. La modulation dans la démesure, son immensité ira se molletonner le désarroi dans la touffe d’une escapade et ça, cela n’amène guère de commentaire. Ken tuch’ les hirsutes.

 

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11 avril 2020

Les incontournables de Lao Ya Dureuz (82) - Epilogue de la grève des oiseaux

EPILOGUE  - La grève des oiseaux

Suite à vol défécondé dans l’atmosphère saturé d’une bulle d’air, not’El Blue-Papatte était de retour dans son sweet home rocheux et torpétueux. Le graal du Papatte en somme et ils étaient nombreux à saluer le retour d’El leader charismatique, telle la pompe hydraulique à basse compréhension. Pour dire qu’ils l’attendaient, c’est qu’y avait toute la fraternité, voir maternité regroupé comme un essaim de guêpières en mal de bourdons frelatés. Le leader posa ses papattes édulcorées à la fine turquoise et se rendit d’un pas malencontreux vers le domicile fermenté de son compagnon de lutte, resté à la maison en raisonnement ultrasonique.

D’emblée, y’a eu comme mollesse dans la morve à deux ballots près, fallait pas tergiverser dans le décompte entre les chiffres des organisateurs et ceux des pompons argentés. On était pourtant nombreux s’enquilosa dans le discours El Blue Papatte, fiérot de ses démonstrations. La grève des oiseaux, avant-goût d’un petit péril dans la demeure des boursouflés, avait pris la flatulence des grands soirs façon mauvais brocoli et certains bien attentionnées au bidet près, prédisait une apocalyptique décongélation de résidus moribonds. Mais Force est de constater, et oui Mauricette c’était bouclette avant la Pâquerette, que tout cela ne fut pas la réalité du présent vécu par l’immensité des hybrides amphibiens. Donc ainsi épandu, tout velu sur le dessus mais si doux dans le contenu, le leader de derrière les mortifères ornières d’un zeste tempétueux, El Blue-Papatte toute en prestance , était attendu pour modifier le contexte lexical de cette fin annoncée. 

Bon si t’as pas le lexique, t’es perdu pour la science des résineux à bas coûts, et vaudrait mieux harponner le premier bâtonnet échu pour te faire ta lipo de sécurité. Car ici, dans l’instant, en pleine rocheuse débalisée des Galapagos, les tenanciers de la sérénité se tapissaient le tocsin en ut majeur à la soporifique fluctuation d’une tortue atone et toquée. 

El Blue Papatte s’enquit - et faut voir que sans lui c’était la moussaka sans l’aubergine et là t’aurais les férus du comptoir qui gigoteraient leurs morpions dans le mauvais coton – et il se gratta la membrane post-inférieure pour quémander ce qui pouvait bien mettre en déconfiture son auditoire soi-disant prompt au contentement sans la dispense des plus hautes nécroses.

Son interlocuteur, petit dévergondé notoire, prit la mouche comme substrat purgatif, et dans un déglutissement lui indiqua que depuis son envol en mode porte vestibule, bien des choses avaient changé. Certains morpions moins férus en convivialité avaient pris le dessus et hop, tel le susurrement d’une loutre sur un banc de coquillettes, ce fut la démesure dans la féconde société des boursouflés. Y’avait réclusion chez les gorets et ça sentait la naphtaline. 

Petit égouttoir déconfiné, il semblait que la torpeur du silencieux bruissement faisait douter le boursouflé du coin. Qu’est-ce ? comme disait le voisin rentrant d’une décontamination à la fleur de houblon, oui ce silence empestait la léthargie ambiante. La contre-offensive des volatiles devenait une quête incessante et obsédante. L’oiseau en plume consentante cherchait, en vain du haut de sa planante excursion, une mire judicieuse vers laquelle il déposerait sa quintescente colique. Mais oualou, l’acte si bien pesé ne trouvait point de surface de réception. Et pourquoi ? pourquoi cette désertique et platitude atmosphère? La chose était simple dans la démonstration : y’avait plus de bipédiques en goguette, ou si peu que ça n’avait plus d’intérêt. On se désespérait dans le milieu volatile. C’était bien mignon la contre révolution mais fallait du concret et là nada dans le potager. On faisait grise mine, même si cela resplendissait dans les museaux. La grande mouette, tout en cris stridents, ne trouvait comme terrain de jeu  que les carcasses désabusées des carrosses des bipédiques réduits à rester chez eux dans leur cantonnement printanier. 

El Blue Papatte se tâta le moellon supérieur et garda la fière allure des mausolées à la teinte fécale du temps jadis et expliqua à son auditoire que la lutte ne faisait que commencer, car :

« L’étron de l’oiseau sage érode peu à peu l’épaisse suffisance de la tôle ». 

A la revoyure, les râclures…. Ken Tuch’

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